La reine Elizabeth plonge le Royaume-Uni dans une inquiétude inédite

Plusieurs signes laissent croire que la reine d’Angleterre vit peut-être ses dernières heures, après plus de 70 ans de reigne.
JANE BARLOW / AFP Plusieurs signes laissent croire que la reine d’Angleterre vit peut-être ses dernières heures, après plus de 70 ans de reigne.

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Plusieurs signes laissent croire que la reine d’Angleterre vit peut-être ses dernières heures, après plus de 70 ans de reigne.

ROYAUME-UNI - Un bref communiqué de la famille royale et le Royaume-Uni se met à trembler. Ce jeudi 8 septembre n’est pas un jour comme un autre outre-Manche, comme en attestent les nombreux signes d’inquiétudes qui commencent à cristalliser le pays depuis les annonces inquiétantes sur la santé de la souveraine de 96 ans.

La reine Elizabeth II, dont les apparitions médiatiques se font de plus rares ces dernières années, tient la population britannique suspendue aux prochaines nouvelles sur son état de santé.

Surtout que d’après plusieurs spécialistes de la couronne, le communiqué partagé par Buckingham Palace ne laisse que peu de place au doute : « Dans l’ensemble, c’est un moment très sombre », estime Nicholas Witchell, correspondant royal pour la BBC. Ou encore « le Palais ne publie pas de bulletins sur la santé de la reine à moins que ce ne soit significatif », souligne de son côté Robert Hardman, auteur et spécialiste de la famille royale.

  • Un communiqué « préoccupant » des médecins

Tout est parti de ce communiqué publié vers 13h30 (heure française), dans lequel les médecins de la reine Elizabeth II se disent « préoccupés » par son état de santé et « ont recommandé qu’elle soit placée sous surveillance médicale » dans son château de Balmoral en Écosse.

« Après une nouvelle évaluation ce matin, les médecins de la reine sont préoccupés pour la santé de Sa Majesté et ont recommandé qu’elle reste sous surveillance médicale. La reine continue à se sentir à l’aise et à Balmoral », a annoncé le palais dans ce bref communiqué.

La veille, le palais avait déjà annoncé que la reine avait reporté une réunion (pourtant organisée en ligne), ses médecins lui ayant conseillé de se reposer. Sa dernière apparition publique était pourtant très récente. Mardi, elle avait elle-même reçu et nommé Liz Truss en tant que nouvelle Première ministre britannique au château de Balmoral, une des résidences royales de la couronne situé en Écosse.

  • Toute la famille royale se rend sur place

La reine, qui compte quatre enfants, huit petits-enfants et 12 arrière-petits-enfants a provoqué malgré elle une ruée vers l’Écosse, puisque pratiquement tous les membres de la famille royale arrivent ou sont en chemin de la résidence de vacances de la souveraine.

Ses quatre enfants, Charles, Anne, Andrew et Edward ont été les premiers à faire part de leur venue urgente au chevet de leur mère. Peu de temps après, son petit-fils William duc de Cambridge a fait savoir sa venue, sans sa femme Kate, restée à Windsor pour le premier jour d’école de leurs trois enfants George, Charlotte et Louis.

Signe de la situation inédite de l’autre côté de la Manche, même le prince Harry et sa femme Meghan, pourtant en rupture avec la famille royale, ont bousculé leur programme. Le duc et la duchesse de Sussex devaient assister à un évènement caritatif à Londres ce jeudi soir mais ont annulé pour se rendre auprès de la reine, comme l’indique un porte-parole du couple princier.

  • La télé bouscule ses programmes et s’habille en noir

Autre symbole de cette situation inédite, la télévision britannique. La chaîne publique britannique a d’ailleurs chamboulé ses programmes de la journée pour passer en édition spéciale (« BBC News Special ») pour couvrir toutes les nouvelles informations au sujet de la santé de la reine.

Le présentateur Huw Edwards porte d’ailleurs un costume sombre, une chemise blanche et une cravate noire, comme le demande le code vestimentaire de la chaîne publique lors d’un décès d’un membre de la famille royale.

  • La foule se presse déjà devant le château en Écosse

Comme l’indiquent plusieurs médias britanniques ce jeudi, une première foule de curieux et de sympathisants a commencé à se masser aux portes de la résidence écossaise de la reine d’Angleterre. À Balmoral, celle-ci est gardée par plusieurs policiers pour des raisons de sécurité.

Des barrières ont d’ailleurs été installées par les forces de l’ordre par précaution, même si la BBC rapporte que seule une vingtaine de personnes serait présente devant le château écossais.

En revanche, à Londres, ce sont plutôt les médias qui commencent à affluer à proximité du palais de Buckingham, comme en attestent les nombreuses photos de dispositif télé installés ces dernières heures.

  • La relève de la garde royale ne sera pas assurée

Plus anecdotique mais tout aussi symbolique, la traditionnelle cérémonie de la relève de la garde royale qui devait avoir lieu vendredi matin devant le palais de Buckingham a été annulée dans l’urgence.

Un panneau indiquant « Pas de cérémonie de relève de la garde aujourd’hui » est affiché dans la cour du palais de Buckingham, au centre de Londres, le 8 septembre 2022.
DANIEL LEAL / AFP Un panneau indiquant « Pas de cérémonie de relève de la garde aujourd’hui » est affiché dans la cour du palais de Buckingham, au centre de Londres, le 8 septembre 2022.

DANIEL LEAL / AFP

Un panneau indiquant « Pas de cérémonie de relève de la garde aujourd’hui » est affiché dans la cour du palais de Buckingham, au centre de Londres, le 8 septembre 2022

Et comme le montre la photo ci-dessous, un simple panneau a été installé devant l’entrée du palais royal londonien pour informer de l’annulation de cet exercice. « No guard changing ceremony today » (« pas de relève de la garde aujourd’hui ») pouvait-on lire sur cet écriteau, depuis retiré par les autorités, comme le souligne la BBC.

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