Reims : des maraîchers vendent leur production à la sauvette

Un peu comme à l’école, Stanislas Caudron fait l’appel pour trouver ses clients, vendredi 24 avril. Depuis trois semaines, ils se donnent tous rendez-vous au pied des halles du Boulingrin, à Reims (Marne), sorte de marché à côté du marché. Chaque cagette représente une commande passée en amont sur internet. C’est le compromis trouvé par Stéphane Caudron depuis la fermeture des marchés et le début du confinement pour tenir financièrement. Augmentation de la demande Les paniers sont préparés sur l’exploitation. Rhubarbes, asperges, fraises : les fruits et légumes sont cueillis le matin même. Tout est bio. Chaque vendredi, 30 minutes de livraison sur deux points-relais sont donc tolérés. Vendredi 24 avril, Stéphane Caudron aura livré 112 commandes. “On vend beaucoup de légumes, mais à moins de clients qu’avant. Des clients qui cuisinent plus, qui mangent plus, qui ne sont pas au boulot le midi, certainement”, estime-t-il. Face à la demande, il ne peut même plus prendre de nouveaux clients.