Reims : l'hôpital oublie de lui annoncer la mort de son père, il l'apprend en voulant lui rendre visite

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"Il est mort tout seul alors que nous aurions pu être à ses côtés", dénonce son fils Michel, qui attend des explications de l'hôpital de Reims.

Les fêtes de fin d'année auront un goût amer pour la famille Verbaeys. Au décès de leur père, s'ajoute pour ses enfants la douleur de ne pas avoir été informés de la dégradation de son état de santé, puis de sa mort. C'est l'un de ses fils, Michel, qui l'a appris malencontreusement un jour plus tard, fin novembre, en voulant lui rendre visite dans un hôpital de Reims.

"Il est inexcusable que personne dans l’hôpital n’ait prévenu les enfants du décès de leur père (...). Il est mort tout seul alors que nous aurions pu être à ses côtés", dénonce l'un de ses fils dans les colonnes de L'Union.

Seul pendant 36 heures

Hospitalisé depuis la mi-novembre, Georges, 97 ans, combattait une longue maladie à l'hôpital de Reims. Son fils Michel vient lui rendre visite le 28 novembre, mais découvre le lit de son père occupé par un patient inconnu.

"Lorsque je suis arrivé, son voisin de chambre m’a fait savoir qu’il avait été transféré. J’ai cherché une infirmière. J’ai trouvé ma réponse en salle de repos où l’infirmier que j’avais vu deux jours avant est venu vers moi en constatant que je n’avais pas été prévenu (de la mort de mon père)", raconte-t-il.

Georges, 97 ans, était mort dans la nuit du 26 au 27 novembre, vers 2 heures du matin, soit un jour plus tôt. L'hôpital, qui disposait selon la loi de 24 heures pour annoncer le décès du Rémois à ses proches, était donc en faute. En plus du choc d'apprendre la mort de son père, Michel a dû affronter la tristesse de ne pas avoir pu être à ses côtés dans ses derniers instants.

"Personne n’a prévenu la personne de confiance, ni que l’état de notre père s’aggravait, afin que nous puissions l’accompagner au moment de sa mort, ni, ce qui est pire, de son décès. Et cela pendant 36 heures… ", soupire Michel.

Une "incompréhension" pour l'hôpital

Une fois la mauvaise nouvelle enfin connue par l'ensemble de la famille, les proches de Georges ont dû faire face au stress des problèmes administratifs. Alors que plus de 24 heures s'étaient écoulées depuis la mort du vieil homme, il ne restait que peu de temps aux obsèques pour avoir légalement le droit de déplacer son corps.

"Si je n’avais pas fait les démarches en urgence, le corps de notre père serait resté à la morgue de l’hôpital jusqu’aux obsèques", s'agace encore Michel.

Ces mésaventures passées, la famille Verbaeys attend aujourd'hui des explications de la part de l'hôpital. "Cela ne ramènera pas notre père, mais il ne faut pas que ça arrive à d’autres familles", assure Michel.

Contacté par L'Union, l'hôpital évoque une "incompréhension" lors d'un "changement d'équipe" de soignants. "Il est plus que regrettable que ses proches aient été prévenus lors de leur venue dans l’établissement", reconnaît-il.

"L’équipe soignante a pu présenter des excuses à la famille qui sera reçue prochainement par la direction. (...) Le CHU, ainsi que son service de soins, présentent leurs sincères condoléances à la famille", ajoute l'établissement.

Article original publié sur BFMTV.com

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