Les regards tournés vers le sommet de l'AES à Niamey lors d'une réunion de ministres de la Cédéao

Les chefs des juntes au pouvoir au Mali, colonel Assimi Goïta, au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et au Niger, général Abdourahamane Tiani, se sont donné rendez-vous ce samedi à Niamey pour « la première session du collège des chefs d’État de l’alliance des États du Sahel ». Cette rencontre est commentée à Abuja, capitale du Nigeria, où se tient dimanche un sommet ordinaire des chefs d’États des pays membres de la Cédéao, organisation dont les juntes en question ont claqué la porte.

Avec notre envoyé spécial à Abuja, Serge Daniel

« S’ils ont choisi de tenir leur sommet à Niamey, la veille du nôtre, c’est bien parce que nous leur manquons et qu’ils veulent se faire remarquer », ironise le ministre des Affaires étrangères d’un pays de la sous-région. Un autre diplomate originaire d’un pays anglophone sort de son côté l’artillerie lourde : « Tout ce boucan, dit-il, c’est pour s’éterniser au pouvoir… Ils arrêtent leurs opposants, manipulent les opinions publiques et font du spectacle ». Notre interlocuteur ajoute : « dans ces trois pays, les militaires n’ont pas pu vaincre le terrorisme ».

Le sommet de dimanche se tient au moment où l’organisation est à la croisée des chemins. L’an prochain, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest va fêter ses 50 ans (un demi-siècle) et aujourd’hui, la Cédéao joue sa survie. On attend, d'ailleurs, pour le sommet des chefs d'État de dimanche, un état des lieux la Communauté.


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