"Regardez-moi jongler", de Laurent Nunez : portrait de l'auteur en majesté

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Dans un essai en forme de flânerie érudite et ludique, Laurent Nunez explore la notion d'orgueil en littérature, pêché capital de l'écrivain. "Regardez-moi jongler" alterne les formes et les styles en une brillante confession, où le regret n'existe pas.

Ce qui va suivre ne va pas vraiment arranger son problème. L'orgueil. Un orgueil démesuré, modeste, un orgueil qui parfois aussi peut douter. Mais un orgueil quand même. Pourquoi ? Mais parce que Laurent Nunez est écrivain. S'il avait été vraiment humble, il aurait choisi une autre voie. " Regardez-moi jongler " nous dit-il. Et qu'est-ce qu'il jongle bien.Dans ces cent quarante-trois pages pleines d'érudition, d'humour et d'émotion, les nouvelles parfaites où il cabotine allègrement alternent avec les poèmes, les essais littéraires, le carnet de voyage, et un journal du confinement hilarant, où Laurent Nunez écrivain est poursuivi par des internautes furieux de sa gestion sécuritaire de la crise. Pas facile d'être l'homonyme du secrétaire d'Etat à l'Intérieur. " Décidément, les gens attendent beaucoup trop de moi. " Les éditions du Cerf, où l'auteur était également éditeur, viennent de publier cette série de petits ouvrages consacrés aux sept pêchés capitaux. A chaque travers son spécialiste : avarice, colère, envie, luxure, gourmandise, paresse. Il manquait un candidat pour l'orgueil. Ca tombait bien. L'orgueil c'est sa passion, comme le tiercé pour Omar Sharif. Le but, mais y avait-il un but, montrer qu'il faut...

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