Regarder du porno au boulot peut entraîner un licenciement pour faute grave

La cour d’appel de Bordeaux vient de confirmer le licenciement pour faute grave d’un comptable qui consultait des sites pornographiques au vu et au su de ses collègues. L’an dernier, la Cour de cassation avait déjà statué dans le même sens sur un cas similaire.

C’est l’histoire d’un comptable, appelons-le Bernard*, employé par un grossiste spécialisé dans l’alimentaire. Embauché en juillet 2013, il est finalement licencié pour faute grave en septembre 2015. La raison avancée par son employeur ? Bernard consultait “sur le temps de travail, de sites à caractère pornographique avec son ordinateur professionnel”. Pire, le comptable ne prenait même pas la peine de se cacher pour fréquenter ces site son écran d’ordinateur était “facilement visible par tous depuis le coin café-repas du bureau”. Plusieurs de ses collègues auraient même été “témoins” de ses pratiques.

Au départ, Bernard a cru que la justice allait lui donner gain de cause. Le conseil de prud’hommes de Bordeaux a, en effet, d’abord jugé que le licenciement de notre comptable n’était pas justifié, condamnant par la même son ancien employeur à lui verser près de 30.000 euros de dommages et intérêts. Mais La cour d’appel de Bordeaux, dans une décision rendue le 5 septembre dernier, repérée par le site Nextimpact, a finalement donné raison à son employeur.

Pourquoi ? Parce que, même si Bernard, le comptable licencié, estime que “la preuve des faits qui lui sont reprochés n’est pas établie”, la cour d’appel de Bordeaux juge l’inverse, s’appuyant sur le fait que “sept personnes attestent l’avoir vu consulter à plusieurs reprises pendant ses heures de travail et sur l’ordinateur professionnel des sites pornographiques”. De plus, les juges s’appuient sur une photographie des locaux pour démontrer que l’écran d’ordinateur du salarié licencié était visible de ses collègues.

Cette récente décision n’est pas surprenante. En effet, à l’automne 2018, la Cour de cassation avait déjà donné raison à une entreprise qui souhaitait, elle-aussi, licencier un salarié trop souvent connecté à des sites pornographique au travail. Outre la nature des contenus, les magistrats avaient estimé...

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