Regain de violences en Irak à la fin de l’ultimatum lancé par les manifestants

Après quelques semaines d'accalmie en Irak, les manifestants anti-pouvoir ont repris les rues à Bagdad et dans le sud du pays, enivrés de colère par le manque de réponse du gouvernement. Depuis début octobre, ces protestataires demandent des élections anticipées pour renouveler la classe politique et des réformes d'ampleur contre la corruption endémique dans le pays. Des demandes restées pour l'heure lettre morte.

Avec notre correspondante à Bagdad, Lucile Wassermann

Les scènes de violences reprennent à Bagdad. Autour des principaux points de rassemblements, place Tahrir, ou à Sadr City, les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont une nouvelle fois fait de nombreuses victimes.

D'un côté, les protestataires tentaient de bloquer les principaux axes routiers, en brûlant des pneus, et en jetant des cocktails Molotov. De l'autre, les forces de sécurité tentaient de les déloger, à l'aide de gaz lacrymogènes ou de grenades assourdissantes.

Les mêmes techniques utilisées depuis le début des manifestations en Irak début octobre et qui ont déjà causé la mort de plusieurs centaines de personnes, du côté des protestataires, comme des forces de sécurité.

Ces violences interviennent alors que les manifestants avaient donné lundi 13 janvier un ultimatum d'une semaine au gouvernement pour faire suite à leurs demandes de réformes.

Sans réponse, ces protestataires ont repris les rues, à Bagdad et dans le sud du pays, appelant désormais à l'escalade.