Refusant d’avorter, une femme est frappée par son conjoint et fait une fausse couche

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Au cours de la consultation gynécologique, le mari demande l’avortement mais la femme reste silencieuse. Le professionnel de santé demande au mari de les laisser seul, il refuse. La femme est alors plaquée au mur et giflée.

Accusé d’avoir menacé et violenté sa femme en novembre dernier afin qu’elle avorte, un jeune homme a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 15 mois de prison. La femme, mère déjà d’un garçon de 12 ans, a finalement fait une fausse couche.

Début novembre, elle lui annonce être tombée enceinte. Fou de rage, le mari réagit violemment et décide de prendre sa voiture et d’emmener sa femme se faire avorter à l’hôpital selon le site Actu Hauts-de-Seine. Sur la route, il lui montre des cartouches de fusil dans sa boîte à gant pour lui indiquer qu’elle n’a pas vraiment le choix.

Au cours de la consultation gynécologique, le mari demande l’avortement mais la femme reste silencieuse. La gynécologue demande au mari de les laisser seules, il refuse. La femme est alors plaquée au mur et giflée. La professionnelle de santé intervient et fait fuir le mari.

15 mois de prison

Le 24 novembre, après trois semaines d’absence, le mari revient et défonce la porte du domicile à Clichy. Il la menace avec un cutter et la frappe à nouveau. Heureusement, la sœur de la victime est à ses côtés et appelle la police. L’individu est arrêté et placé en détention provisoire

Au tribunal, le 21 décembre dernier, l’homme nie en bloc les accusations. “À aucun moment, je souhaitais la voir avorter, je veux avoir des enfants”, explique-t-il. Pourtant sa femme confirme à l’audience ses accusations et ajoute recevoir des appels anonymes -peut-être de l’entourage- la menaçant de représailles si elle n’abandonnait pas les poursuites. Elle révèle avoir fait “une fausse-couche et pris un rendez-vous pour un curetage”.

Le juge a suivi les réquisitions du procureur : l’homme a écopé d’une peine de 15 mois de prison dont neuf mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec l’interdiction de paraître au domicile de la mère de famille, ni de la contacter.

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