Refus d'obtempérer: trois policiers blessés près de Mulhouse

Trois policiers, intervenant en renfort pour un refus d'obtempérer, ont été blessés samedi matin près de Mulhouse (Haut-Rhin) par un automobiliste qui a volontairement percuté leur véhicule, a-t-on appris de source policière.

Trois policiers, intervenant en renfort pour un refus d'obtempérer ont été blessés près de Mulhouse (Haut-Rhin) par un automobiliste qui a volontairement percuté leur véhicule (DENIS CHARLET)
Trois policiers, intervenant en renfort pour un refus d'obtempérer ont été blessés près de Mulhouse (Haut-Rhin) par un automobiliste qui a volontairement percuté leur véhicule (DENIS CHARLET)

Le parquet de Mulhouse a ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire.

Les trois fonctionnaires de police, âgés de 24, 35 et 36 ans, ont été blessés dans le choc frontal survenu vers 06H45 à Kingersheim. Ils ont été transportés à l'hôpital en urgence relative, le plus touché ayant une suspicion de fractures des jambes et du bassin.

Le conducteur du véhicule qui a foncé sur l'équipage de police a lui aussi été blessé. Agé de 37 ans, il a été pris en charge à l'hôpital et devait être placé en garde à vue une fois son état de santé jugé compatible.

Un peu plus tôt dans la matinée, il avait refusé de s'arrêter pour un contrôle de police, accélérant et prenant la fuite avec des pointes de vitesse à près de 160 km/heure en pleine ville, selon une source policière.

Alertés, d'autres fonctionnaires de police ont pris la route et se sont retrouvés face au fuyard qui avait pris une bretelle d'accès à la voie rapide à contre-sens et a percuté frontalement le véhicule de police à près de 100 km/h.

"Les deux véhicules sont des épaves, tous les airbags ont explosé", a décrit Christophe Berger, du syndicat UNSA police 68, "il aurait pu y avoir des morts".

"Depuis plusieurs mois, nous constatons des refus d'obtempérer. Cela devient courant. Et nous devons appliquer des règles de sécurité avec des effectifs en baisse. Cela pose aujourd'hui de véritables questions quant à la sécurité des fonctionnaires mais aussi de la population", a-t-il déclaré.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le conducteur roulait sous l'emprise de stupéfiants et d'alcool dans un véhicule non assuré.

cor-pau/gvy