Refus d'obtempérer : le jugement du rappeur Moha La Squale rendu jeudi

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Chignon et Balenciaga aux pieds, Moha La Squale avait assuré qu'il regrettait, le 18 mars 2021 devant le tribunal correctionnel de Paris. Mohamed Bellahmed de son vrai nom comparaissait pour avoir insulté des policiers et fui lors de son interpellation, lors d'un contrôle routier le 21 mai 2020. De retour ce jour-là aux Amandiers, quartier de son enfance dans le XXe arrondissement de Paris, le rappeur de 25 ans avait offert, via sa maison de disques, des motocross aux habitants de "la Banane", surnom de sa cité à laquelle il a dédié une chanson.

Il en avait enfourché une pour l'essayer, a-t-il raconté à la barre, lorsque des policiers ont cherché à l'arrêter. S'en est alors suivi une course-poursuite où, filmé par les téléphones portables de passants, le jeune homme a pris des rues à contre-sens, manquant d'écraser une fillette de 9 ans.

Dix mois d'emprisonnement requis

Placé sous mandat de recherche, il est finalement interpellé au volant de sa Mercedes le 19 juin. Les policiers ont dû le plaquer au sol pour éviter qu'il ne s'enfuie à nouveau, ont-ils fait valoir à l'audience. L'un d'eux s'est vu accorder 30 jours d'ITT. Moha La Squale, qui nie les coups et les insultes, s'est dit devant le tribunal "désolé de ce qu'il s'est passé", ajoutant : "Je me suis pris des baffes au commissariat mais je n'ai pas porté plainte."

La procureure, qui a reconnu "un certain talent" au rappeur, a fustigé son "sentiment de toute-puissance" et a requis dix mois d'emprisonnement, aménageables s...


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