Refus d’obtempérer à Paris : la macronie monte au front pour diaboliser Jean-Luc Mélenchon

© AFP

L'affaire des tirs mortels de policiers après un refus d’obtempérer a pris une tournure politique avec l'intervention de Jean-Luc Mélenchon . Le candidat au poste de Premier ministre est monté au créneau en accusant la police de tuer. Mais si le leader de la France insoumise en fait un angle d’attaque à l'approche des législatives , la macronie s’en empare également. Un stratège de la majorité l'explique à demi-mot : cette affaire est presque une aubaine pour Emmanuel Macron.

"Lui au pouvoir, c’est Staline"

Après les images désastreuses des abords du Stade de France il y a onze jours, le chef de l’État veut là en profiter pour s’afficher du côté de l’ordre et des policiers. Il espère ainsi que la posture du leader de la France insoumise vis-à-vis des forces de l’ordre peut s’avérer comme un repoussoir chez les électeurs socialistes hésitants. "Là avec ces propos, Jean-Luc Mélenchon nous aide beaucoup", glisse un conseiller.

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Dans l'entourage du président, le mot d’ordre désormais, pour ces derniers jours de campagne, c'est de diaboliser au maximum Jean-Luc Mélenchon. "Lui au pouvoir, c’est Staline", avance un cadre d'En marche.

Une stratégie déjà utilisée avec Marine Le Pen

Cette stratégie n'est pas sans rappeler celle utilisée avec Marine Le Pen lors de l’entre-deux-tours de la présidentielle. Les ministres ont eu le feu vert du Palais pour monter au front dans les médias.

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