"Refuge" : l'album de la maturité juvénile de Jean-Louis Aubert

Jean-François Convert

Il n’avait pas sorti d’album depuis cinq ans. Son précédent, Les parages du vide, où il chantait les textes de Houellebecq, date de 2014. Il faut dire qu’entre-temps, Jean-Louis Aubert a été bien accaparé par le phénomène des Insus, avec ses compères Louis Bertignac et Richard Kolinka. La tournée à guichets fermés a occupé le devant de la scène française durant plus de deux ans.

Comme pour contrebalancer l’énergie brute et post–adolescente du quartette rock, le chanteur revient à des ambiances plus calmes et des textes empreints de maturité. Ainsi, le premier single Bien sûr joue sur la métaphore de l’embarcation secouée par les tourments de la vie. Quand le couple est malmené par la houle, chacun trouve refuge dans l’autre et peut servir de bouée à son partenaire, l’aider à avancer, "à nager" concluent les paroles.


Un album dense : 22 chansons !

Tout part d’une chanson retrouvée dans ses carnets, et composée bien avant les débuts de Téléphone : Ne m’enferme pas. C’est ce texte très personnel sur fond de ballade acoustique dylanienne qui ouvre l’album. Un choix évident : "À travers cette chanson, je m’adresse à cet ancêtre qui gît au fond de moi, cet enfant qui m’a amené sur cette route et que depuis je ne cesse de remercier." Plus d’une cinquantaine de chansons refont ainsi surface, dont aussi des plus récentes.

A l’époque du vinyle on aurait parlé de double (...)

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