Refoulement de migrants: sous la pression de Bruxelles, la Grèce ouvre une enquête

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La Grèce a annoncé ce vendredi par la voix de son ministre des Migrations qu’elle allait enquêter sur les accusations de refoulements de demandeurs d’asile à sa frontière maritime avec la Turquie.

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

Jusqu’à présent, Athènes a toujours officiellement nié la pratique de refoulement de demandeurs d’asile à sa frontière avec la Turquie. Et ce malgré la multiplication ces derniers mois de témoignages, de rapports, d’articles ou de reportages qui soulignent l’existence bien réelle de cette pratique, régulièrement évoquée sous son nom anglais de « pushback »

Ces refoulements sont contraires, en principe, à la Convention de Genève, mais ils n’ont en réalité cessé de se multiplier, en Grèce, depuis le printemps 2020, au point de transformer de facto ce type d’actions en une véritable politique. Une politique face à laquelle l’Europe, elle, est régulièrement accusée de fermer les yeux.

Grâce à des moyens techniques comme des drones ou des caméras thermiques, de nouvelles révélations médiatiques, relayées notamment par le Spiegel allemand et Libération, ont cette fois poussé Bruxelles à exiger des éclaircissements de la part des pays concernés, dont la Grèce.

Reste à savoir si l’enquête annoncée sous la contrainte par les autorités grecques sera suffisamment indépendante pour faire la lumière sur ce qui est ici un secret de polichinelle et faire sortir Athènes du déni politique dans lequel, contre toute évidence, elle a choisi de s’enfermer.

Ce type de refoulements illégaux a également été dénoncé par dans médias aux frontières croates, roumaines et grecques.

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