Réforme de la pension alimentaire: "Il y a des trous dans la raquette"

Lucie Hennequin
·Journaliste, Le HuffPost
·2 min de lecture
Caisse d'allocations familiales (CAF), 2017, à Belfort.  (Photo: Sebastien Bozon / AFP)
Caisse d'allocations familiales (CAF), 2017, à Belfort. (Photo: Sebastien Bozon / AFP)

FAMILLE - Emmanuel Macron se rend mardi 5 janvier à la caisse d’allocations familiales (CAF) de Tours afin de présenter sa réforme de la pension alimentaire, en vigueur depuis le 1er janvier.

Olivia Barreau, fondatrice de l’association Moi Et Mes Enfants, qui accompagne des familles monoparentales, fait partie des interlocuteurs sur le terrain qui avaient interpelé Marlène Schiappa sur le sujet des pensions alimentaires lors du Grand Débat. Et qui ont été consultés en amont de la réforme.

Elle revient pour Le HuffPost sur les avancées et les bémols de ce nouveau dispositif promu par le président de la République. Désormais, la CAF peut devenir l’intermédiaire entre deux parents séparés ou divorcés et gérer pour eux chaque mois le paiement de la pension alimentaire de l’un à l’autre, et ce jusqu’aux 18 ans de l’enfant.

Que pensez-vous de cette réforme de la pension alimentaire?

Ce qui est important pour nous et ce sur quoi nous travaillons, c’est le fait d’alléger au maximum la charge mentale qui pèse sur les parents à la tête de familles monoparentales. Si, grâce à cette réforme, on arrive à en soulager une partie, c’est-à-dire le temps et l’énergie que l’on passe à récupérer la pension alimentaire auprès du parent mauvais payeur, ce serait déjà une très grosse réussite.

Car se dire tous les mois qu’on a un boulet au pied, que cela va être la croix et la bannière pour récupérer cet argent, on part en début de chaque mois avec le moral à zéro. Les familles peuvent désormais se dire qu’elles ont ce droit-là, que c’est acté.

Ne plus avoir d...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.