Reda Kateb : "Après une année de travail, Django garde tout son mystère"

Annie Yanbékian
Pour incarner Django Reinhardt, figure mythique du jazz manouche, dans le film "Django" sorti mercredi, le réalisateur Étienne Comar a choisi Reda Kateb, acteur brillant et attachant qui mène une carrière sans fausse note depuis son rôle dans "Un prophète" (2009). Comment l'acteur passionné de musique a-t-il abordé le rôle d'un guitariste légendaire dans la tourmente de l'Occupation ? Rencontre.

"Django", qui n'est pas réellement un biopic, nous replonge entre 1943 et 1945, pendant l'Occupation allemande. Durant cette période où les musiques qui swinguaient trop, jugées dégénérées par les nazis, était bannies, Django Reinhardt poursuit tant bien que mal sa carrière, semblant d'abord faire preuve d'un grand aveuglement, alors qu'au même moment, les Tsiganes endurent les pires exactions. Puis, progressivement, une prise de conscience s'opère.

Reda Kateb campe un Django tantôt cynique et détaché, tantôt ombrageux et tourmenté. Il est également très convaincant à la guitare ! Il est en fait doublé par le guitariste Stochelo Rosenberg qui a enregistré tous les titres pour la bande originale du film. Mais pour que les scènes musicales soient crédibles, Kateb s'est livré à une année de préparation intensive...


- Culturebox : Je crois que vous n'aviez jamais touché à une guitare avant de travailler pour "Django". Quel était votre parcours musical avant d'aborder ce film ?
- Reda Kateb : Enfant, j'ai étudié le saxophone. Ce sont mes parents qui avaient choisi cet instrument pour moi. J'ai fait le conservatoire, étudié le solfège. Ensuite, j'ai tapé du tam-tam ! J'ai fait du djembé, en tapant le plus fort possible, pendant quelques années, en écoutant Ben Harper, au grand plaisir de mes voisins ! J'habitais au 10e étage et parfois, je trouvais des lettres d'insultes dans ma boîte aux lettres ! Ensuite, je me suis passionné pour la musique gnawa que pratiquent les descendants des esclaves d'Afrique déportés au Maghreb. Je suis allé plusieurs fois à Essaouira pour enregistrer des musiciens, découvrir des choses de cette musique, tout ce qui entoure les soirées de transe.

- Et en matière de jazz, avez-vous des artistes de prédilection ?
- Je ne suis pas un grand connaisseur, mais en termes de justesse des notes et des silences, pour moi, il y a Miles Davis. La note juste, au bon moment.

- Quelle image aviez-vous de Django Reinhardt avant (...)

Lire la suite sur Culturebox.fr



"Django" : rencontre avec Reda Kateb, Cécile de France et Etienne Comar
"Django", le biopic minutieux du créateur du jazz manouche
PORTRAIT. Reda Kateb, éloge de la simplicité
Le biopic français "Django" fera l'ouverture de la Berlinale en février
Damien Saez renvoie dos à dos extrême droite et finance dans "Premier mai"

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages