Avec le recul de la banquise, les orques de plus en plus dans l'Arctique

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Les signalements, de plus en plus fréquents et septentrionaux, suggèrent que l'orque s'adapte au nouveau profil de l'océan Arctique où la surface de la banquise se réduit dramatiquement.

Dans le clair-obscur de l'hiver polaire, le tournoiement de centaines de mouettes au-dessus des eaux d'un fjord de l'Arctique norvégien signale le festin d'un groupe de prédateurs. Avec le recul de la banquise provoqué par le réchauffement climatique accéléré dans l'océan Arctique, les orques passent de plus en plus de temps dans ses eaux, élargissant leur zone de chasse de plus en plus au nord, selon des scientifiques.

70 à 80 orques pointent leur grand aileron

En ce jour glacé dans le Grand Nord norvégien, 70 à 80 orques pointent leur grand aileron dans le vaste fjord de Skjervøy, rassemblés par clans familiaux d'une dizaine d'épaulards, dont des tout petits nés de l'année. Les signalements, de plus en plus fréquents et septentrionaux, suggèrent que la redoutée "baleine tueuse" s'adapte au nouveau profil de l'océan Arctique, où la surface de la banquise se réduit dramatiquement.

"On a des retours de balise où on voit des orques qui au mois de novembre sont en mer de Barents, entre la partie est du Svalbard (au nord de la Norvège) et la terre François-Joseph (dans l'Arctique russe) donc clairement ils suivent la limite de la glace", explique à l'AFP Marie-Anne Blanchet, professeure à l'Institut polaire norvégien de Tromsø. L'orque, dont la polyvalence lui permet d'aller dans presque toutes les mers du globe, s'offre de nouvelles proies arctiques comme le béluga et vraisemblablement certaines espèces de phoques vivant sur la glace, souligne la spécialiste.

Banquise divisée par deux

Un orque passe près d'un plongeur le 26 novembre 2021 dans le fjord de Skjervoy, en Norvège (AFP/Archives - Olivier MORIN)
Un orque passe près d'un plongeur le 26 novembre 2021 dans le fjord de Skjervoy, en Norvège (AFP/Archives - Olivier MORIN)

Un orque passe près d'un plongeur le 26 novembre 2021 dans le fjord de Skjervoy, en Norvège (AFP/Archives - Olivier MORIN)

Le phénomène est aussi lié au fait que le hareng, mets de choix de l'épaulard, migre lui aussi de plus en plus au nord, pour des raisons qui restent encore de l'ordre de l'hypothèse. "Ce sont des prédateurs qui ont une grande capacité d'adaptation, donc ils sont opportunistes", souligne Mme Blanchet. Ces nouveaux terrains de chasse créent aussi de nouveaux conflits e[...]

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