Pour reconstruire un visage mutilé, la médecine utilise des techniques dignes des effets spéciaux au cinéma

France 2

A 29 ans, Prisca ne sortait presque plus de chez elle. Plus question, pour cette mannequin professionnelle, de défiler. Pour la sauver d'un cancer de l'œil, les médecins ont dû lui enlever une partie du visage. "Envoyé spécial" l'a suivie dans une aventure extraordinaire : la reconstruction de son visage.

Pour Prisca, la première étape de cette reconstruction se déroule à Maisons-Alfort, en banlieue parisienne. Un endroit à mi-chemin entre laboratoire d'effets spéciaux et magasin d'accessoires. Ici, on ne travaille pas pour le cinéma, mais sur prescription médicale. Les prothésistes élaborent des pièces en silicone ultra-réalistes.

"On dirait un vrai..."

Voici à quoi va ressembler la prothèse qui va remplacer l'œil, le sourcil et la paupière manquants et qu'elle va devoir mettre et enlever tous les jours. Une épithèse très fine, très souple, très légère, qui se colle très facilement. Car, souligne le prothésiste, "la plus belle prothèse n'est pas celle qui a été le mieux réalisée, mais celle que l'on oublie quand elle est en place".

Prisca prend le morceau de visage en silicone dans sa main : "C'est impressionnant... On dirait un vrai. J'aperçois des veines à l'intérieur. On a l'impression que l'œil est humidifié... Dans les moindres détails, tout y est."

"C'est ce visage que je veux retrouver"

Pour réaliser l'épithèse de Prisca, les prothésistes vont faire du (...)

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