Reconstruire ses seins après un cancer

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Aujourd’hui, 30 % des femmes se font refaire la poitrine après une mastectomie. Octobre rose est l’occasion de faire un point sur les différentes techniques.

Une demande de reconstruction mammaire est légitime après une chirurgie non conservatrice. N’hésitez pas, dès le premier rendez-vous avec le chirurgien, à évoquer la question. Presque toutes les patientes peuvent y accéder: elle est prise en charge par l’Assurance maladie. Mais assez peu en bénéficient dans les suites immédiates de l’ablation ou à distance de celle-ci (reconstruction «secondaire»). Après l’épreuve du cancer et des traitements, certaines femmes préfèrent tourner la page et vivent sereinement avec leur corps mutilé. D’autres n’ont pas eu l’information suffisante. Il faut savoir que la reconstruction n’augmente pas le risque de récidive du cancer de sein et ne gêne pas son dépistage.

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En revanche, elle est réservée aux patientes motivées. «Il y a une prime à la ténacité car la prise en charge se déroule sur plusieurs temps opératoires. C’est comme pour une robe sur mesure. Tout est dans le soin du détail. Si l’on ne se sent pas d’attaque, mieux vaut remettre son projet. Cela dit, si une patiente est pressée, il est possible de lui offrir un résultat en quatre à cinq mois. Si elle se fait opérer en février, elle sera sur la plage l’été suivant», indique Isabelle Sarfati, chirurgienne plasticienne, de l’Institut du sein, à Paris. Concernant le choix du médecin, il est préférable de s’orienter vers un sénologue ou un chirurgien plasticien spécialisé dans la reconstruction du sein. Tous ne le sont pas.

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Quelle technique de reconstruction ? Elle se décide en fonction du volume du sein, de la qualité de peau, de la morphologie de la patiente et d’éventuelles(...)


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