Pour reconstruire la Libye, les 75 représentants réunis à Tunis devront mettre de côté tous les antagonismes

Jacques Deveaux
·1 min de lecture

Au troisième jour du Forum de Tunis sur la Libye, l'ONU pavoisait au soir du 11 novembre, annonçant même que les participants étaient parvenus à une feuille de route préliminaire prévoyant des élections dans les 18 mois. Un résultat rapide qui peut surprendre, tant les réserves formulées sur ces pourparlers étaient nombreuses.

Rappel des faits

Depuis l'échec de l'offensive de l'Armée nationale libyenne (ALN) du maréchal Haftar contre la capitale Tripoli, au printemps 2020, la diplomatie a repris lentement ses droits. Pourtant à l'été, la tension était à son paroxysme, notamment quant au jeu de la Turquie, soutien du Gouvernement d'union nationale (GNA), dans le conflit.

En août dernier cependant, un premier signe est apparu avec un appel à un cessez-le-feu de la part des deux camps opposés. Un timide premier pas qui a conduit à des discussions à Rabat et à Genève. L'affaiblissement du général Haftar côté ALN, le retrait annoncé de Fayez al-Sarraj à la tête du GNA de Tripoli, ont été un autre signe que les temps avaient changé.

Finalement, le 23 octobre à Genève, sous l'égide des Nations unies, les belligérants parvenaient à un accord de cessez-le-feu "complet, national et permanent avec effet immédiat", selon les termes de Stephanie Williams, représente (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi