Reconquête : comment le parti d'Éric Zemmour se groupusculise, au risque de se diviser

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Ambiance de crise, mardi, lors de la réunion hebdomadaire du parti Reconquête. La semaine a été rude pour Éric Zemmour et ses lieutenants, taxés par leurs opposants d’avoir « récupéré politiquement » le meurtre de la jeune Lola . Un membre du bureau exécutif fait les comptes : « on a subi une offensive politico-médiatique, c’est sûr. Mais on a aussi commis des maladresses. » Trois jours seulement après l’assassinat, Samuel Lafont , le directeur de la stratégie numérique du parti, avait ainsi acheté trois noms de domaine. « Cela me donne juste envie de vomir », observe froidement un ministre. Si les sites ont été supprimés après que la famille de l’adolescente a publiquement exigé, vendredi 21 octobre, que « cesse instamment, et soit retirée, toute utilisation du nom et de l’image de leur enfant à des fins politiques », Lafont, lui, assume sans regrets : « Le but, c’était que ça fasse du bruit. » Et revendique même 500 adhérents de plus en une semaine…

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Zemmour se voit plus en prophète qu’en leader politique

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Le tollé avait commencé avec le rassemblement organisé jeudi 20 octobre, à Paris, où Zemmour était apparu, lugubre, sous un parapluie sombre. Isolé, Reconquête avait vu le Rassemblement national (RN) , initialement désireux de s’y montrer, finalement décider, la veille, de tourner les talons. « Bardella était chaud au début ! C’était trop beau », se lamente un participant. « On a bien fait ! Ils sont dans leur délire sectaire. Ça me rappelle tous les timbrés du Front ...


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