Reconnaissance de l'État palestinien : c’est "le bon moment" pour la France

Alors que trois pays européens, l'Espagne, l'Irlande et la Norvège, ont officiellement reconnu le 28 mai un État de Palestine, la France, par la voix du président Emmanuel Macron, s'est dite "prête à reconnaître" un tel État mais "à un moment utile". Pour les diplomates palestiniens, c’est justement "le bon moment" de franchir le pas.

"Il n'y a pas de tabou pour la France et je suis totalement prêt à reconnaître un État palestinien mais (...) je considère que cette reconnaissance doit arriver à un moment utile". Le président Emmanuel Macron a douché, mardi 28 mai, les espoirs des Palestiniens de voir la France emboîter le pas à l'Espagne, l'Irlande et la Norvège qui ont officiellement reconnu, le même jour, un État de Palestine.

Le lendemain, il a même semblé écarter cette éventualité à court terme en la liant, lors d’un entretien téléphonique avec le président Mahmoud Abbas, à la mise en œuvre de "réformes indispensables" de l’Autorité palestinienne (AP), qui ne contrôle que la Cisjordanie occupée.

De leur côté, les diplomates palestiniens estiment que la France aurait pu envoyer un signal fort en franchissant sans plus attendre le pas de la reconnaissance.

Pour la diplomatie palestinienne, la France a laissé passer sa chance de jouer le rôle de locomotive européenne, ce qui aurait été plus conforme au poids diplomatique qu’elle souhaite avoir dans la région.


Lire la suite sur FRANCE 24

Lire aussi:
Reconnaissance de l’État palestinien : "Un acte juridique mais aussi un acte politique"
L'Espagne, l'Irlande et la Norvège actent leur reconnaissance de l'État de Palestine
État palestinien : le "en même temps" français ?