Reconfinement : la santé mentale des Français, un indicateur de plus en plus scruté

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"Le premier confinement a été vécu comme la réaction à un choc assez effrayant mais de courte durée, mais cette pandémie s'est transformée en un processus long qui commence à créer un sentiment d'usure partout." Directrice de l'Observatoire du bien-être et co-auteur du rapport Le bien-être en France, Claudia Senik, professeure d’économie était l'invitée d'Europe 1, samedi. Face aux nouvelles mesures restrictives, auxquelles 44% des Français concernés sont opposés, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo, celle-ci évoque un "déficit de bonheur" qui, dans la crise du coronavirus, semble aujourd'hui peser autant que la santé et l'économie dans la prise de décision politique.

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"Une inquiétude vis-à-vis de l'avenir"

Ce déficit de bonheur, "c'est une espèce de rapport nostalgique au passé, une inquiétude vis-à-vis de l'avenir et de la transformation du modèle français", explique la chercheuse, qui précise que ce phénomène est étudié à partir de données remontant jusqu'aux années 1970.

Si bien que, dans la crise du Covid-19, la santé mentale des Français est aujourd'hui au coeur de la prise de décisions, aux côtés de la situation sanitaire et de l'économie. "L'arbitrage semblait se poser entre ces deux termes d'économie et de santé", affirme la professeure à Sorbonne Université et à l’Ecole d’Economie de Paris. "Finalement, on se rend compte avec le temps qu'il y a un troisième terme qui app...


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