Reconfinement : retour sur des annonces qui ont mis Emmanuel Macron dans l’embarras

Un an après le premier confinement de mars 2020 et à un an de la prochaine élection présidentielle, Emmanuel Macron voit sa cote de popularité baisser. Le gouvernement doit jongler entre des courbes épidémiques inquiétantes et la lassitude des Français. Avant le discours de Jean Castex jeudi 18 mars, Emmanuel Macron a beaucoup consulté. "Il y a déjà beaucoup de restrictions et elles sont de plus en plus difficiles à accepter. Si l’acceptabilité baisse, c’est l’efficacité qui baisse", explique-t-on à Matignon. La décision de ce troisième confinement, un terme que le gouvernement tente de ne pas prononcer, avec ses modalités propres, est vue comme un pari risqué. "Réussir la vaccination est vital" "Il pensait passer par le trou de souris grâce à la vaccination. Pas de bol, les retards de livraison et le feuilleton AstraZeneca l’empêchent de tenir son pari", avance un dirigeant de région. Jusqu’au dernier moment, l’exécutif a hésité. "À 16 heures, le préfet nous annonce un reconfinement uniquement le week-end, à 17 heures, c’était finalement sept jours sur sept", raconte un député à franceinfo. Un dirigeant de la majorité évoque un discours "très techno, limite incompréhensible". Après le couac de l’attestation de sortie, la vaccination est également un sujet clé. "Si Macron veut être candidat à l’élection présidentielle, réussir la vaccination est vital", conclut un proche du président.