Reconfinement : pourquoi Emmanuel Macron ne varie pas

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Emmanuel Macron s'accroche à son refus de confiner le pays. En attendant une embellie au printemps, il mise sur la vaccination des plus fragiles et sur des mesures locales.

Confinement? Même le mot est à éviter. À l'Élysée et au-delà, parmi les interlocuteurs du Président, on parle plutôt de "fermeture", de "contrainte maximale" ou de "solution la plus radicale", même pour en écarter l'hypothèse. Un mois après avoir repoussé le choix d'une troisième mise sous cloche, Emmanuel Macron s'accroche à son scénario optimiste : si les effets combinés de la vaccination, d'une météo plus douce et des mesures ciblées dans les zones les plus touchées suffisent à ralentir l'épidémie, le risque de saturation des hôpitaux diminuera et, au printemps, la population la plus fragile sera largement immunisée. "On pourra alors considérer que le plus rude est passé", résume un conseiller. À condition que les variants n'aient pas "flambé" d'ici là. Dans le vocabulaire comme dans les esprits, le reconfinement national n'est donc plus d'actualité.

Si Jean Castex a pu donner l'impression contraire, en déclarant jeudi qu'il fallait tout faire pour "retarder" la fermeture du pays, il l'a corrigée samedi par un tweet : "La question n'est pas d'être pour ou contre le confinement mais de tout faire pour l'éviter." Preuve que le Premier ministre, partisan de la méthode dure en janvier, s'est rallié à la ligne présidentielle. "Le confinement n'est pas inéluctable", martèle un de ses proches. "Il faut vraiment que ce soit la dernière des solutions, quand on a essayé tout le reste", entend-on, comme en écho, dans l'entourage du Président.

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