Reconfinement : les pêcheurs des coquilles Saint-Jacques dans l'incertitude

Jeudi 12 novembre au matin, le Tanaelis quitte Port-en-Bessin-Huppain (Calvados), en quête d'un trésor enfoui en mer : le joyaux de la baie de Seine, jalousement gardé au large des côtes normandes. Il s'agit d'un gisement de 54 000 tonnes de Saint-Jacques, ouvert à la pêche depuis lundi 9 novembre. Une abondance qui attire nombre de coquilliers. À la barre du Tanaelis se trouve Mathieu Yonnet. Pour le marin de 37 ans, c'est la troisième pêche à la coquille de la semaine. "On a des échos par des collègues (…), on s'appelle à plusieurs bateaux", indique-t-il. Un chiffre d'affaires en baisse de 25 % Dans cette pêche, l'une des plus réglementées en France, pas le droit à l'erreur : le créneau autorisé n'est que d'1h30 ce jour-là. La richesse du gisement ne dissipe pas toutes les inquiétudes de Mathieu Yonnet. Faible cours du poisson au printemps, arrêt prématuré de la saison de la coquille en mars dernier en raison de l'épidémie de coronavirus… Son chiffre d'affaires a chuté de 25 %. En baie de Seine, 250 coquilliers voguent en eau trouble : le reconfinement va-t-il décourager les consommateurs ?