Reconfinement : les oppositions en colère répondent à Castex

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Le plan de reconfinement proposé par le gouvernement a été aisément adopté, jeudi après-midi à l'Assemblée nationale. Mais même parmi les élus d'opposition qui ont voté pour, des critiques cinglantes ont été prononcées.

Il n'y avait guère de suspense sur l'issue du vote des députés, jeudi à l'Assemblée nationale. Lors d'une séance perturbée par le terrible attentat de Nice, les élus ont massivement voté en faveur du plan de reconfinement exposé par le Premier ministre Jean Castex dans la matinée. La déclaration du gouvernement a été soutenue par 399 voix contre 27, avec l'appui du groupe socialiste et de quelques députés communistes. Les 17 membres du groupe France insoumise, eux, se sont opposés. Le groupe Les Républicains, le plus important après la majorité avec 105 membres, avait décidé de ne pas prendre part au vote, par crainte que le scrutin ne «montre des fractures», selon les mots du président du groupe, Damien Abad. Le Premier ministre a vivement dénoncé ce choix, justifié selon LR par le contexte de l'attentat commis à Nice. «On doit prendre ses responsabilités, on ne détourne pas le regard», a-t-il lancé juste avant le vote.

S'il n'a pas voté, Damien Abad n'a pas manqué de se faire entendre. «Notre groupe appelle les Français à respecter les mesures annoncées hier soir par le président de la République. Même si comme eux nous sommes inquiets, et parfois en colère, il est de notre devoir à tous de faire de la santé des Français notre priorité», a-t-il déclaré. Le réquisitoire contre le gouvernement est sévère : «aucune leçon n'a été tirée», a déploré le député LR, un reproche répété par nombre d'orateurs jeudi après-midi. «Le déconfinement a été raté (...) parce que vous n’êtes pas parvenus à mettre en place une politique de dépistage», a déploré Damien Abad, qui a aussi rappelé que LR avait formulé dès avril des propositions que le gouvernement n'avait pas retenu, comme le port des masques dans les lieux clos, avant(...)


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