Reconfinement : Une "mise à mort" pour les commerçants

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Dans le commerce de détail, 3 500 entreprises ont lancé des procédures de licenciement collectif avec, à la clé, 900 000 suppressions d’emplois et 630 000 chômeurs de plus.

Une catastrophe suivie d’un cataclysme. «Nous étions au bord du gouffre après le premier confinement, à cause des pertes de chiffre d’affaires causées par les gilets jaunes et les grèves, raconte Frédérique, coloriste, exploitante avec son mari d’un salon de coiffure depuis près de vingt ans dans l’Ouest parisien. Si le reconfinement se prolonge jusqu’aux fêtes, nous ne pourrons plus continuer. C’est la période de l’année où nous travaillons le plus.»

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Locataire d’un géant de l’assurance, le couple redoute de ne pas obtenir de remise de loyer. Leur salon emploie douze personnes, dont huit en CDI et deux apprentis. Cette menace pèse sur d’innombrables magasins, toutes activités confondues. Pour les 300000 points de vente de commerce de détail recensés par l’Insee en France en janvier 2018, à l’exception des 3000 détenus par la grande distribution, la perspective d’une faillite s’amplifie, malgré les 20 milliards d’euros d’aides annoncés par le Premier ministre le 1er novembre. L’Observatoire français des conjonctures économiques annonce une hausse de 80% des défaillances d’entreprises d’ici au début de l’an prochain.

De nombreux maires ont pris des arrêtés, pour «protéger le commerce de proximité»

Selon Thierry Grégoire, un des présidents de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, «30 à 35% des entreprises seront rayées de la carte». Les magasins de prêt-à-porter sont à l’agonie, comme l’illustre la fermeture de 102 magasins Celio, avec la suppression de 383 postes. La direction des statistiques au ministère du Travail (Dares) recense 3476 entreprises de commerce de détail ayant lancé des procédures de(...)


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