Reconfinement : des maires se mobilisent pour maintenir l'ouverture des petits commerces

Des centres-villes à l'arrêt, des rideaux de commerces dits non-essentiels baissés : partout en France, le reconfinement est entré en vigueur vendredi 30 octobre. Mais plusieurs communes ont choisi de résister : de Perpignan (Pyrénées-Orientales), à Dijon (Côte-d'Or), en passant par Béziers (Hérault), une dizaine de villes sont mobilisées. De tous bords politiques, les maires ont pris un arrêté pour autoriser l'ouverture des petits commerces, comme un magasin de chaussures à Yerres (Essonne)."Je préfère vivre, même si je suis en prison" La gérante brave l'interdit gouvernemental en toute conscience, malgré les risques d'amende et de fermeture. "Si on ne fait rien, on est mort, estime Isabel Sequalino. Je préfère vivre, même si je suis en prison". Les commerçants sont nombreux à suivre son exemple : ils pratiquent des essayages sur rendez-vous, ainsi que des retraits d'articles à l'abri des regards. Pour l'heure, les mairies concernées ne risquent aucune sanction.