Reconfinement : l'heure est rangement pour les restaurateurs et les hôteliers

Dans une rue désertée du centre de Dunkerque (Nord), le grill du restaurant Les Frangines est à l'arrêt. Après avoir reçu les derniers clients la veille, l'heure est au nettoyage et à la comptabilité samedi 31 octobre. En cuisine, les frigos sont presque vides : il a fallu gérer les stocks pendant toute la semaine pour ne rien gâcher. Les patronnes avaient anticipé le reconfinement. "On a des fournisseurs locaux, on a le boucher au bout de la rue, donc je l'avais prévenu que j'allais prendre au jour le jour", indique Nathalie Marlion. "On se voit contraint de fermer l'hôtel" Sur la digue, l'heure n'est pas à la fête non plus à l'hôtel Merveilleux de Sophie Beudin : toutes les réservations ont été annulées. "On était complet depuis déjà très longtemps, on a refusé énormément de chambres, et, depuis jeudi 29 octobre au soir, tout le monde a annulé, déplore-t-elle. On se voit contraint de fermer l'hôtel". À Dunkerque, c'est la double peine pour l'hôtellerie : en plus des confinements, la ville sera d'ores et déjà privée de la prochaine saison carnavalesque.