Reconfinement: le covoiturage reste autorisé mais à ces conditions

Alix Coutures
·Journaliste
·3 min de lecture
Seules deux personnes par rangée sont admises pour le covoiturage, et le port du masque est obligatoire pour les personnes qui ne sont pas du même foyer.  (Photo: Richard Villalonundefined undefined via Getty Images)
Seules deux personnes par rangée sont admises pour le covoiturage, et le port du masque est obligatoire pour les personnes qui ne sont pas du même foyer. (Photo: Richard Villalonundefined undefined via Getty Images)

COVOITURAGE- Le deuxième confinement annoncé le mercredi 28 octobre pour endiguer l’épidémie de Covid-19 impose à tous les Français (hors dérogation) de rester chez eux et préconise le télétravail partout où il est possible. Objectif: limiter au maximum les déplacements et le brassage afin d’enrayer la forte hausse des contaminations.

Il n’est toutefois pas interdit de prendre sa voiture dans le cadre des dérogations prévues par l’état d’urgence sanitaire. Mais dans quelles circonstances? Et dans quelles conditions sanitaires le covoiturage est-il autorisé? Nos lecteurs sont nombreux à nous avoir interrogés à ce sujet, notamment via notre adresse électronique vosquestions.coronavirus@huffpost.fr. Voici nos réponses.

Quels motifs justifient d’avoir recours au covoiturage?

Le covoiturage entre personnes d’un même foyer ou entre collègues est toujours possible pour tous les déplacements autorisés, c’est-à-dire pour se rendre à son travail lorsque le télétravail n’est pas possible, emmener des enfants à la crèche, à l’école, au collège ou au lycée, faire ses courses, se soigner, se déplacer pour des motifs familiaux impérieux ou pour la garde d’enfants, porter assistance à des personnes fragiles ou précaires, répondre à une convocation devant un tribunal ou sortir pour une mission d’intérêt général. C’est ce qu’explique le ministère de l’Intérieur dans une courte vidéo publiée sur Twitter ce lundi 2 novembre.

Quels sont les documents à fournir en cas de covoiturage?

Le covoiturage est autorisé lors de tous ces déplacements, à condition que chacun des passagers soit muni d’une attestation et/ou d’un justificatif d’un déplacement professionnel en règle, a affirmé le ministère de l’Intérieur. Lorsque l’on se rend à son travail par exemple, il est nécessaire d’avoir son attestation employeur. Pour les autres déplacements, il faut une attestation de déplacement dérogatoire.

Sans ces documents, les passagers en infraction risquent une amende de 135 euros, voire plus en cas de récidive.

Quelles sont les règles sanitaires à respecter?

“Il faut respecter les conditions du décret détaillant les mesures du confinement. Le masque est donc obligatoire”, nous indique le ministère des Transports. Cette limitation ne s’applique pas lorsque les passagers appartiennent à un même foyer ou à un même groupe de passagers voyageant ensemble, ni à l’accompagnant d’une personne handicapée, précise le ministère.

Combien de passagers sont autorisés par véhicule?

Seules deux personnes peuvent voyager à l’arrière dans une rangée tandis qu’un passager peut s’asseoir à côté du conducteur. Le nombre maximum de personnes pouvant covoiturer est donc de quatre ou de six selon le modèle de la voiture.

Est-il possible d’accompagner une personne qui n’a pas le permis de conduire?

Oui, répond le ministère de l’Intérieur. “Pour l’accompagner à l’hôpital ou sur son lieu de travail”, précise-t-il à titre d’exemple. Cela rentre dans la catégorie des motifs familiaux impérieux, à cocher sur l’attestation.

Peut-on prendre la voiture à plusieurs pour se déplacer d’une région à une autre?

D’après le ministère des Transports, il est autorisé de se déplacer d’une région à l’autre en covoiturage, seulement si on ne peut pas télétravailler et qu’on est obligés d’assurer un rendez-vous professionnel dans une autre région. “Il faudra alors impérativement se munir d’une attestation professionnelle”, prévient le ministère.

Dans le cas où vous ne trouveriez pas de véhicule de covoiturage, les taxis et VTC peuvent continuer à exercer leur activité. Les clients devront néanmoins justifier leurs motifs de déplacements en cas de contrôle par les forces de l’ordre.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.