Reconfinement en France: Macron veut éviter un effondrement de l'économie

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Emmanuel Macron annonce un nouveau confinement en France, légèrement revu par rapport à celui du printemps. Il débute à partir de ce vendredi 29 octobre et jusqu'au 1er décembre, pour contrer la puissante « deuxième vague » épidémique. Parmi ses objectifs néanmoins, éviter un effondrement de l'économie.

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef « ce reconfinement va coûter au pays entre 50 et 75 milliards d'euros de PIB et provoquer des dégâts économiques et humains considérables. Il nous faut une vraie concertation avec les professionnels concernés, et principalement les commerçants, pour qu'on puisse définir des protocoles permettant leur réouverture dès le 9 novembre. »

Pour le patron des patrons la contamination ne se fait pas dans les commerces mais plutôt dans la sphère privée et pourtant ce sont eux qui sont pénalisés. « Je comprends leur désarroi et leur colère. Il est impératif de tracer une perspective. On ne peut pas se permettre de confiner et déconfiner tous les trois mois. Le virus est là pour longtemps. Il faut imaginer dès maintenant une façon de vivre et travailler avec. »

Et c'est une réponse extrêmement directe qu'a donné Emmanuel Macron à Geoffroy Roux de Bézieux qui craignait en début de semaine, en cas de confinement comme celui du mois de mars, un écroulement de l'économie.

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Message entendu, contrairement au printemps, une partie de l'activité doit continuer. Usines, exploitations agricoles, bâtiment, travaux publics, pour tous ces salariés qui ne peuvent pas travailler à distance, rien ne doit changer. Pas besoin de garder leurs enfants puisque les écoles, les collèges et même les lycées restent ouverts.

Trouver le juste équilibre entre santé et économie, tout en reconnaissant qu'il ne peut y avoir de prospérité en période de crise sanitaire. Car ce confinement reste un coup de massue pour de nombreux secteurs : culture, tourisme, hôtellerie restauration.

Certes il y aura des aides, une réponse plus importante qu'au printemps a promis le président, un plan spécial pour les indépendants, pour les très petites entreprises, les commerces jugés non essentiels. Mais beaucoup pourraient déposer le bilan.

Reste un message d'encouragement destiné aux commerces des centre-villes. La situation sera réévaluée tous les 15 jours. Si la situation est mieux maîtrisée, certains pourraient rouvrir. A l'approche des fêtes de Noël, ce serait leur plus beau cadeau.

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