Reconfinement : la filière végétale en crise

Voilà le scénario catastrophe que les horticulteurs français craignent de revivre : lors du premier confinement, des tonnes de fleurs coupées ont été jetées à la poubelle. "Tous nos clients étaient fermés", déplore Guillaume Froger, professionnel à Sainte-Gemmes-sur-Loire (Maine-et-Loire). Pour le reconfinement, la solidarité est de mise. À Vert-le-Petit (Essonne), les clients refusent de vivre terrés chez eux : ils ont décidé de se rendre dans une pépinière pour soutenir la filière et acheter des fleurs, indispensables à leur bien-être. "On a quand même huit salariés à faire vivre" À cause du reconfinement, la jardinerie de Séverine Hervy est fermée depuis le 30 octobre. Elle parvient à écouler une partie infime de ses fleurs en drive, uniquement sur commande, mais elle a perdu 50 % de son chiffre d'affaires. "On a quand même huit salariés à faire vivre", précise-t-elle. En France, actuellement, 53 000 entreprises du végétal sont fragilisées.