Le reconfinement fait rechuter l'économie française, mais moins fort qu'au printemps

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Sans surprise les mesures de restrictions liées à l’épidémie de Covid-19 font rechuter l'économie française, mais moins fort qu'au printemps. C’est le constat de l’Insee, qui explique que cela est dû à un confinement moins strict que le premier.

L’Insee anticipe une chute de 13% du PIB en novembre par rapport au niveau d'avant-crise. C’est bien mois que les 30% de baisse enregistrés en avril. La raison est simple, le reconfinement est plus souple que celui du printemps et les entreprises s’adaptent mieux aux contraintes sanitaires.

Les différents secteurs de l’économie sont affectés de manière inégale. L'industrie et le bâtiment sont beaucoup moins ralentis que lors de la première vague tandis que des secteurs comme le tourisme ou l’hôtellerie-restauration connaissent un vrai coup d’arrêt.

Le mois de décembre sera crucial

Le mois de décembre sera crucial pour l’économie car c’est une période où la consommation augmente en raison des fêtes de fin d’année. Un confinement jusqu’à fin décembre aurait sans surprise comme conséquence une chute plus importante du PIB qui totaliserait alors pour tout le quatrième trimestre, environ 6% estime l’INSEE; mais si les restrictions sont levées fin novembre, la contraction ne sera que de 2,5%. Quant à la perspective d’une reprise de l’économie en 2021, elle dépendra surtout du futur vaccin contre le Covid-19.

La consommation des ménages devrait, elle, plonger de 15% en novembre par rapport au niveau d'avant-crise, mais là encore c'est deux fois moins qu'en mars-avril dernier. Davantage de commerces sont restés ouverts et les ventes à distance et en ligne se sont beaucoup développées, alors qu'elles étaient « en berne » fin mars au début du premier confinement, selon les données issues des transactions par cartes bancaires utilisées par l'Insee.