Reconfinement: Castex défend des décisions "cohérentes" tirées de l'exemple du printemps

S.B.-E.
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Le Premier ministre Jean Castex, le 3 novembre 2020 à l'Assemblée nationale (Photo d'illustration) - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP
Le Premier ministre Jean Castex, le 3 novembre 2020 à l'Assemblée nationale (Photo d'illustration) - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

Le Premier ministre Jean Castex a assuré ce mercredi avoir "tiré les conséquences" du confinement du printemps pour l'actuel, notamment pour les grandes surfaces et les écoles, rappelant que les Français devaient rester chez eux "le plus possible" pour empêcher la propagation du Covid-19.

Il répondait au sénateur indépendant Jean-Pierre Verzelen lors des questions au gouvernement au Sénat, en pleine polémique face aux demandes de réouverture de commerces de proximité, arrêtés de plusieurs maires à l'appui. "On en a tiré des conséquences du premier confinement" du printemps, a-t-il assuré, affirmant que les décisions étaient "adaptées et cohérentes". "Oui, nous vous avons écoutés" les élus, a affirmé le Premier ministre.

"Au premier confinement, nous avions fermé tous les établissements scolaires et nous en avons tiré les conclusions parce que cette décision a comporté - vous me l'avez souvent dit - des conséquences extrêmement préjudiciables notamment pour nos enfants", a-t-il expliqué.

Une fermeture des rayons pour "rester chez soi le plus possible"

Le chef du gouvernement a également rappelé que tous les rayons des grandes surfaces étaient ouverts au printemps, qualifiant cette situation "d'inégalitaire" et justifiant ainsi sa décision de n'y autoriser cet automne que la vente de produits essentiels.

"En fermant les rayons dans les grandes surfaces, nous allons limiter les flux et les occasions de sortie", a-t-il argumenté, réitérant que le confinement consistait à "rester chez soi le plus possible".

Devant l'Assemblée nationale mardi, Jean Castex avait déploré que certains élus aient appelé les maires à "violer les règles de la République" en prenant de tels arrêtés. Toutefois, le chef du gouvernement avait salué des maires "responsables" puisque, selon lui, 71 édiles seulement avaient pris un arrêté pour demander la réouverture des commerces. Plusieurs arrêtés ont déjà été suspendus par la justice administrative.

Article original publié sur BFMTV.com