RECIT. Il y a vingt ans, un Tour de France loin du "renouveau" et l'avènement d'un certain Lance Armstrong

Pierre Godon
Un an après l'affaire Festina, il fallait absolument éviter un nouveau scandale pour sauver la plus grande course cycliste du monde. Ce qui fut fait, mais à quel prix...

Au mur, des centaines de maillots de coureurs : Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Bernard Hinault... Sur les vitraux, on reconnaît Fausto Coppi ou Luis Ocana. Quelques semaines avant le départ du Tour de France 1999, Jean-Marie Leblanc, le patron de l'épreuve, effectue un pélerinage à Notre-Dame des Cyclistes, la chapelle de La Bastide-d'Armagnac (Landes) consacrée à la petite reine. Un salut au prêtre et les deux hommes se retrouvent devant un des bancs de bois de l'édifice à prier pour la sauvegarde du Tour de France.

Au bord du gouffre

Car la Grande Boucle, nonagénaire, hoquette. Les sponsors ont prévenu : une deuxième affaire Festina et ils plient bagages. Les stars des années précédentes brillent par leur absence. Marco Pantani s'est fait gauler par la patrouille sur le Giro, Jan Ullrich préfère bronzer au bord de sa piscine en Allemagne, Laurent Jalabert a pris une licence en Suisse... Et ceux qu'on a bannis reviennent par la fenêtre : Richard Virenque, persona non grata sur les routes du Tour et mis en examen depuis mars, est réintégré sur un oukaze de l'Union cycliste internationale (UCI) à une semaine du départ.

Autre humiliation pour la plus grande course de vélo du monde, le retour de Manolo Saiz. Le tout-puissant manager de l'équipe Once avait claqué la (...)

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