RÉCIT. "Maintenant, on sort le bazooka" : ces 10 jours où le premier confinement s'est décidé

franceinfo
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La France à l’arrêt, les Français obligés de rester chez eux. Il y a un an, pour tenter d’enrayer la flambée du Covid-19, débutait le premier confinement, décision inédite dans l’histoire moderne. Plongée dans les coulisses de cette décision politique qui a changé notre vie quotidienne, et continue de la façonner.

Fin février 2020. La France ne recense que quelques cas de ce qu’on appelle encore le "coronavirus". Aux Contamines-Montjoie, à Crépy-en-Valois, des clusters ont déjà été identifiés, qui semblent circonscrits. Le 6 mars, Emmanuel et Brigitte Macron se rendent même au théâtre pour inciter les Français à ne pas changer leurs habitudes. À Paris, le gouvernement est en alerte. Il scrute les paliers qu’il a lui-même défini face à l’épidémie. Le stade 1, freiner l’introduction du coronavirus, est déjà dépassé : il s’agit maintenant d’en freiner la propagation en attendant le passage "inexorable" au stade 3, celui de l’épidémie et de la mobilisation générale. Le président de la République cherche l’équilibre et appelle à "ne pas se départir de bon sens". Il plaide pour des mesures "proportionnées". "Si on prend des mesures qui sont très contraignantes, ce n'est pas tenable dans la durée", souligne-t-il. "Au stade 3, les activités collectives sont fortement impactées", explique la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. Mais "on ne vas pas arrêter la vie de la France", tempère-t-elle sur France Inter.

Les premiers nuages émergent quelques jours après, ils arrivent de l’autre côté des Alpes. En Italie, et tout particulièrement en Lombardie, la crise sanitaire devient aiguë. Les hôpitaux arrivent par endroits à saturation, les morts se comptent déjà par centaines à travers le pays. Naïveté ou excès de confiance, des proches d’Emmanuel Macron se montrent encore optimistes : (...)

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