RECIT. Dans l'affaire Estelle Mouzin, une enquête interminable passée trop longtemps à côté de Michel Fourniret

Catherine Fournier, Juliette Campion
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Les pelleteuses ont achevé leur travail, jeudi 29 avril, pour faire parler la terre ardennaise. Pendant quatre jours, elles ont retourné méthodiquement chaque mètre carré d'un chemin forestier d'Issancourt-et-Rumel (Ardennes). C'est là que Michel Fourniret aurait enfoui le corps d'Estelle Mouzin, selon les déclarations de son ex-épouse Monique Olivier. Mais ces nouvelles fouilles n'ont rien donné. L'épilogue semble encore loin pour cette énigme qui a débuté 18 ans plus tôt, à 200 km de là.

Il est un peu plus de 18 heures, le 9 janvier 2003, quand Estelle Mouzin disparaît sur le chemin du retour de l'école à Guermantes, petite commune de Seine-et-Marne. La fillette de 9 ans, dont les parents sont séparés, doit se rendre chez sa mère. Peu avant 20 heures, cette dernière alerte le commissariat local. Dès le lendemain, le parquet de Meaux ouvre une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration de mineur". Le service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Versailles est chargé de mener l'enquête.

Un village entier perquisitionné

Durant les premiers mois de l'enquête, les moyens mis en œuvre pour retrouver la fillette sont colossaux. Les environs sont passés au peigne fin, des plongeurs sondent plusieurs étangs, dont certains, glacés par le froid, sont découpés à la tronçonneuse. Des brigades cynophile et équestre ainsi qu'un hélicoptère sont mobilisés. "J'ai alors la chance à l'époque d'être le patron d'un gros service, la police judiciaire de Versailles, (...)

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