Recherches internet, «vive inquiétude»... Les derniers jours de Samuel Paty

© Thomas COEX

L'enquête sur Samuel Paty a établi la "vive inquiétude ressentie" par le professeur avant son assassinat le 16 octobre 2020 dans les Yvelines "devant l'ampleur et l'agressivité de la polémique" qui le visait, selon un rapport d'enquête dévoilé par Le Parisien lundi et consulté par l'AFP.

Dans ce "rapport de synthèse" final de la Sdat (Sous-direction anti-terroriste) daté du 28 juin, un enquêteur résume les investigations sur l'assassinat du professeur d'histoire-géographie de 47 ans, poignardé puis décapité près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d'origine tchétchène, tué peu après par la police.

À lire aussi Dans un puissant discours, Mickaëlle, la sœur de Samuel Paty, reprend le cours de son frère

Le jeune homme de 18 ans, radicalisé, lui reprochait d'avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Dans un message audio en russe, Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste en se félicitant d'avoir "vengé le prophète".

Il demandait à des collègues de le raccompagner en voiture

Il avait pris connaissance de la polémique visant le professeur quelques jours plus tôt via les réseaux sociaux, où avaient été diffusées des vidéos de Brahim Chnina, le père d'une collégienne visée par une exclusion pour indiscipline et qui prétendait avoir assisté au cours, et du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Selon le rapport, Samuel Paty "s'en ouvrait à au moins deux collègues, à qui il demandait de le véhiculer ...


Lire la suite sur ParisMatch