Recherche de vie martienne : attention aux faux fossiles

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En 1858, un géologue découvre au Canada de mystérieuses stries blanches sur des roches riches en serpentine, qu’il interprète alors comme des fossiles d’animaux microscopiques datant d’une époque où la vie animale n’était pas censée exister. Quelques années plus tard, d’autres spécimens sont découverts et viennent ajouter de l’eau au moulin, certains scientifiques désignant alors ces traces biologiques sous le nom d’Eozoon canadense (« animal de l'aube du Canada »). Au fil des ans, on va finalement s’apercevoir que ces mystérieux fossiles n’étaient en réalité que des structures rocheuses dues à des déformations subies à très haute pression, défavorables à la vie.

Des traces de vie dans des météorites martiennes ?

Ce genre de confusions s’est répété à de très nombreuses reprises, des structures géologiques étant faussement interprétées comme fossiles biologiques. Des marques de drague ont ainsi été prises pour des traces de vers, des rosettes de pyrite comme des fossiles de méduses ou des boucles de boue autour de fissures de dessiccation comme des arthropodes. Cette confusion pose également problème dans l’exploration spatiale, où sont recherchés des indices de vie biologique. Dans les années 2000, un houleux débat a ainsi concerné la météorite martienne ALH84001, où l’on a retrouvé des carbonates et des cristaux de magnétite et de sulfures de fer ressemblant à s’y méprendre à ceux synthétisés par les bactéries terrestres dites magnétotactiques. Certains scientifiques ont pourtant fortement contesté l’hypothèse biologique avancée par la Nasa, expliquant les fossiles par des excroissances cristallines ou des protrusions liées à la dissolution partielle de la surface des carbonates.

Exemples de biomorphes organiques et inorganiques. © Sean McMahon, Julie Cosmidis et Joti Rouillard
Exemples de biomorphes organiques et inorganiques. © Sean McMahon, Julie Cosmidis et Joti Rouillard

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