Recensement: la France dénombre 66.988.000 habitants

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Des piétons dans une rue de Nantes, le 17 juin 2021 en France - LOIC VENANCE © 2019 AFP
Des piétons dans une rue de Nantes, le 17 juin 2021 en France - LOIC VENANCE © 2019 AFP

Un peu plus nombreux. La France comptait 66.988.000 habitants (hors Mayotte) le 1er janvier 2019, selon le traditionnel recensement de l’Insee publié mercredi. Un chiffre en légère hausse car il y a un an, l'institut recensait 66.733 000 habitants en France. Entre 2013 et 2019, la population a ainsi augmenté de 0,4% par an, soit 237.000 habitants supplémentaires chaque année.

"C'est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé", explique l'institut de la statistique", écrit l’Insee.

Parmi ces données, le solde migratoire contribue encore pour 0,1% de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s'établir à 0,3% par an. Autrement dit: il y a eu plus de naissances que de décès (solde naturel) et, dans une plus petite proportion, plus de personnes entrées en France que parties (solde migratoire).

Toutes les régions ont vu leur nombre d’habitants augmenter entre 2013 et 2019, selon ces données. "Aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C'est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var", détaille auprès de l'AFP Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l'Insee.

Plus de départements vidés par l'exode

L’Insee dénombre vingt départements voyant leur population baisser d’au moins 0,2%, contre onze chaque année entre 2008 et 2013. "La Guadeloupe, Paris et la Meuse perdent au moins 0,5 point de croissance annuelle par rapport à la période 2008-2013", note l’Insee. Cette chute dans la capitale est due à la volonté de quitter la ville, qui lui font perdre chaque année un peu plus d'1% de population. Mais "6 ménages sur 10 quittant Paris restent en Île-de-France", relève Valérie Roux à l'AFP.

La "diagonale du vide" surtout, est dépeuplée par cet exode. "Dans les territoires ruraux autonomes très peu denses, la baisse de population est plus due au solde naturel qu'au solde migratoire: c'est l'effet du vieillissement de la génération du baby-boom et de la baisse du nombre moyen d'enfant par femme", détaille la spécialiste.

Les villes qui arrivent à tirer leur épingle du jeu sont ainsi situées en périphérie des grandes villes. Lyon, Marseille, Bordeaux (jusqu'à 1,4% pour la belle endormie.) "La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (+0,7 % en moyenne par an)", précise l'Insee dans son étude.

La pandémie de Covid-19 et les nombreux confinements pourraient en effet avoir poussé les grands citadins à déménager vers la campagne ou les villes moyennes, mais il faudra attendre quelques années pour voir leurs effets sur le recensement de l'Insee.

Article original publié sur BFMTV.com

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