RDC : vives critiques des évêques contre le pouvoir

Par Junior Malula, à Kinshasa
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L'influente Église catholique, qui forme la Conférence épiscopale nationale du Congo, revendique parmi ses fidèles 40 % de la population congolaise.
L'influente Église catholique, qui forme la Conférence épiscopale nationale du Congo, revendique parmi ses fidèles 40 % de la population congolaise.

En République démocratique du Congo (RDC), le bras de fer entre l'autel et le palais présidentiel est loin d'être fini. Et le chef de l'État, Félix Tshisekedi, se retrouve au c?ur des reproches de l'épiscopat congolais. Réuni à Kinshasa fin février, le comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Congo, communément appelé Cenco, a publié le 1er mars un message choc dans lequel il passe en revue les questions d'actualité brûlantes dans le pays, parmi lesquelles la fin de la coalition FCC-CACH et l'éviction de l'ancien président Joseph Kabila, la mise sur pied de l'union sacrée ou encore la formation du futur gouvernement. Mais c'est plus sur la question des réformes électorales en vue de la tenue des élections générales de 2023 que les critiques se font entendre, au point de faire réagir jusqu'à la présidence de la République.

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Forts de la place qu'ils occupent aux yeux du Vatican sur le continent africain et de leur rôle de premier plan dans un pays à majorité chrétienne catholique, les évêques de la puissante Église ont une fois de plus haussé le ton face au régime de Félix Tshisekedi. Investi président de la République en janvier 2019, ce dernier a ensuite dirigé jusqu'en novembre dernier en coalition avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila. Il a ensuite mis fin à cette coalition et s'est lancé dans une conquête de [...] Lire la suite