La RDC vend des blocs pétroliers, malgré les craintes sur les risques environnementaux

Le gouvernement congolais ouvre 27 de ses blocs pétroliers aux investisseurs malgré la mise en garde des ONG locales et internationales. Celles-ci assurent que pas moins de neuf blocs pétroliers à être mis aux enchères, à la fin de ce mois, chevauchent des aires protégées.

Kinshasa ne nie pas les chevauchements, mais veut rassurer les activistes et les futurs investisseurs. Au départ, ce sont 16 blocs qui devraient être mis aux enchères, mais le gouvernement en a ajouté 11 autres.

Didier Budimbu, le ministre congolais des hydrocarbures, était lundi face à la presse pour annoncer l’appel d’offres, au micro de notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa. Il se veut rassurant : « On peut dire qu’il y a sur certains blocs, parmi ceux que l'on a rajoutés, c’est vrai que ça chevauche un tout petit peu dans certains parcs. Mais ça n’empêche qu’il y a des techniques pour pouvoir forer sans pour autant que l’écosystème puisse connaître des problèmes. »

Une opportunité économique pour le gouvernement

« Les peuples autochtones pourraient affecter leurs vies de manière irrévocable »

De leur côté, les défenseurs de l'environnement dénoncent l'absence de concertation avec les communautés congolaises. Et ils alertent sur les conséquences de cette exploitation pour le climat mondial, un tiers des blocs étant situé dans des réservoirs de carbone. Irène Wabiwa Betoko est chef de campagne forêts à Greenpeace pour le bassin du Congo :

La mobilisation des militants de l'environnement devrait grandir d'ici au 28 juillet, date annoncée pour la mise aux enchères des blocs pétroliers congolais.


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