RDC: situation toujours tendue à Goma après les violences contre des rwandophones

Les violences de la semaine dernière sont toujours dans les esprits. En marge des manifestations dénonçant le soutien du Rwanda à la rébellion du M23, des églises ont été vandalisées et des commerces ont été pillés mercredi 15 juin. Depuis, les Rwandais, mais surtout les communautés congolaises soupçonnées d’être proches du Rwanda, se sentent menacés.

Avec notre envoyée spéciale à Goma, Coralie Pierret

Dans un jardin discret, un homme est attablé à l’abri des regards. Il est Banyamulenge, une communauté pastorale aux lointaines origines Tutsi présente au Congo depuis plusieurs siècles, selon les historiens. Il affirme subir depuis la semaine dernière des attaques verbales en raison de son appartenance ethnique et de son apparence physique.

« J’avais peur de devoir sortir de la maison. On s’assure d’abord si la ville est calme. Si la ville n’est pas calme, on informe à tout le monde de ne pas quitter la maison. On est vraiment en insécurité, mais les autorités sont du côté de toute la population », explique cet homme qui témoigne anonymement au micro de RFI.

Les tensions entre la RDC et le Rwanda ont ravivé des discours xénophobes contre des communautés rwandophones vivant sur le territoire congolais. Le week-end dernier, un bouvier « à la morphologie rwandaise » avait été pris à partie par une foule avant d'être lapidé dans la province du Maniema.


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