En RDC, la situation sécuritaire des journalistes toujours préoccupante

AFP - DESIREY MINKOH

La situation de la liberté de la presse en RDC « n’est ni meilleure, ni pire que ce qu’elle a toujours été́ », mais elle reste alarmante malgré le changement de régime en 2019, d’après l’ONG Journalistes en danger, partenaire congolaise de Reporters sans frontières. Elle demande aux autorités congolaises de reformer « sans délai » la loi actuelle en dépénalisant les délits de presse.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

En ce mercredi 2 novembre, journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, l'organisation Journalistes en danger (JED) explique, dans un rapport, avoir enregistré 124 cas d’atteintes à la liberté de la presse depuis janvier en République démocratique du Congo.

Les 124 cas recensés incluent des menaces à l’endroit des journalistes, des arrestations arbitraires, des agressions et des enlèvements. Un journaliste a également été tué. Le tableau s’assombrit après des fermetures injustifiées de médias ou face à l’interdiction de plusieurs émissions.

L’an dernier, JED avait dénombré 110 cas d’atteinte à la profession et 116 cas en 2020. Au cours des dernières semaines, des menaces et des pressions ont été exercées sur les correspondants de la presse internationale. Le gouvernement congolais a réduit de moitié la validité des accréditations. Désormais, elles doivent être renouvelées et payés tous les six mois.


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