RDC: quatre personnes tuées lors d'une attaque dans l'est du pays

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Au moins quatre personnes ont été tuées mercredi sur la route nationale 4, qui relie le Nord-Kivu à l’Ituri, deux provinces placées sous état de siège. L’attaque attribuée à de présumés rebelles ADF visait un convoi pourtant sécurisé par l’armée et la Monusco. Dans cet incident, une dizaine de véhicules ont été incendiés et plusieurs dizaines de personnes sont portées disparues.

Avec notre correspondant en RDC, Patient Ligodi

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, on voit un couple en larme répétant des prières dans une voiture. Leur véhicule et une centaine d’autres sont pris au piège au milieu des coups de feu.

Dans une autre vidéo, c’est une scène quasiment apocalyptique qui est filmée sur la route nationale 4 entre le Nord-Kivu et l'Ituri. On y voit des véhicules fumants sur la route et quelques maisons abandonnées, mais aussi des casques bleus et des militaires congolais patrouillant dans la zone.

L’attaque-éclair a eu lieu à 10 heures du matin dans la localité de Ofay, et ce jeudi matin encore, les patrouilles ont été renforcées dans la zone.

Suite au regain de violence sur ce tronçon, l’armée et la Monusco organisent depuis le 7 août des convois sécurisés de véhicules civils. Ces escortes sont une mesure immédiate pour dissuader les attaques contre des civils innocents, assurer un approvisionnement fiable de la population et permettre aux habitants de travailler, explique la Monusco.

L’escorte de ce mercredi était composée d’une centaine de véhicules dont des voitures et des camions. Il y avait aussi des motos. Après l’incident, la Monusco et l’armée ont déclaré qu'elles allaient analyser la situation pour améliorer ces escortes.

Une tendance se dégage, cependant : pas question d’interrompre ces escortes. « Il y a eu beaucoup de convois qui ont été escortés sans incident. Il est important de continuer ces opérations. C’est essentiel à la survie et à la vie quotidienne des populations de Beni et de l’Ituri », a déclaré Mathias Gillmann, porte-parole de la Monusco.

La mission onusienne envisage désormais l’utilisation des équipements aériens pour sécuriser davantage les escortes: hélicoptères, drones ou autres matériels ? Aucune décision n’est encore prise.

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