RDC: première audience dans le procès des évènements du 19 mai

En République démocratique du Congo, trois semaines après ce que les autorités ont qualifié de « coup d’État », le procès des présumés assaillants a commencé devant le tribunal militaire de Kinshasa/Gombe, au sein de la prison militaire de Ndolo. Plus d’une cinquantaine d’accusés étaient dans le box ce vendredi 7 juin pour cette première qui s’est surtout concentrée sur l’identification des prévenus et la notification des charges.

Les prévenus sont passés un à un devant les juges pour certifier de leur identité : nom, date de naissance, lieu d’origine, nationalité et profession. Tous les accusés sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans les évènements du 19 mai dernier quand un groupe armé avait attaqué la résidence du responsable politique Vital Kamerhe avant de se rendre au palais de la Nation, l’un des sièges du pouvoir.

Chemise bleue, tenue de prisonnier, Marcel Malanga se présente le premier devant la barre, décrit notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi. Citoyen américain, il est le fils de Christian Malanga, présenté par le ministère public comme le chef de bande, et tué lors de l’opération. Marcel Malanga est accusé d’être l’un des coordonnateurs des opérations.

Juste après lui, deux autres Américains, Zalman Polun Benjamin et Taylor Thomson, se succèdent devant les juges. Ils sont notamment accusés d’avoir piloté les drones utilisés lors des attaques. Le ministère public les désigne comme des figures clés de l’opération. Parmi les autres accusés, on trouve des personnes de divers profils : des conducteurs de taxi-moto, des employés de maison et même des individus qui semblaient incapables de rappeler leurs dates de naissance.

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