RDC: dans le Nord-Kivu, un enfant tué sur fond de recrudescence des enlèvements

A Kiwanja, un garçon de douze ans a été tué par un policier en marge d’une manifestation contre l’insécurité et la multiplication des enlèvements.Gédéon allait à l’école jeudi 16 mai, à Kiwanja. La veille, il n’était pas allé en classe, fermée à cause d’une manifestation pour protester contre les enlèvements. C’est alors qu’il « a croisé un policier qui voulait lui tirer dessus. L’enfant s’est mis à genoux et a demandé pardon à ce policier en lui disant "moi je ne suis pas dans vos histoires" et, directement, le policier a tiré dans la poitrine de Gédéon », raconte Aimé Domba, sa tante. L’auteur de ce tir mortel a été arrêté.Gédéon est une nouvelle victime indirecte de la situation qui prévaut dans le territoire de Rutshuru. Rien que ce mois-ci, quarante personnes ont été enlevées dans la zone selon un décompte de la société civile.« C’est devenu un business, un commerce à part entière, où des bandes organisées prennent en otage des enfants, des femmes, des hommes et demandent la rançon à leur famille ou à leurs proches », explique Jean-Mobert Nsenga activiste des droits de l’homme et membre de la famille du jeune garçon.« Même dans les rares cas où on a arrêté des personnes soupçonnées de kidnapping, elles ont été relâchées le lendemain. Parce que certains, dans les services de sécurité sont eux-mêmes impliqués, font partie de ce système », dénonce le militant.Toujours selon la société civile, au moins dix personnes ont été exécutées au mois de mai par leurs ravisseurs. Les autres ont été libérés en toute discrétion moyennant des rançons allant de cinquante à plusieurs milliers de dollars.

A Kiwanja, un garçon de douze ans a été tué par un policier en marge d’une manifestation contre l’insécurité et la multiplication des enlèvements.

Gédéon allait à l’école jeudi 16 mai, à Kiwanja. La veille, il n’était pas allé en classe, fermée à cause d’une manifestation pour protester contre les enlèvements. C’est alors qu’il « a croisé un policier qui voulait lui tirer dessus. L’enfant s’est mis à genoux et a demandé pardon à ce policier en lui disant "moi je ne suis pas dans vos histoires" et, directement, le policier a tiré dans la poitrine de Gédéon », raconte Aimé Domba, sa tante. L’auteur de ce tir mortel a été arrêté.

Gédéon est une nouvelle victime indirecte de la situation qui prévaut dans le territoire de Rutshuru. Rien que ce mois-ci, quarante personnes ont été enlevées dans la zone selon un décompte de la société civile.

« C’est devenu un business, un commerce à part entière, où des bandes organisées prennent en otage des enfants, des femmes, des hommes et demandent la rançon à leur famille ou à leurs proches », explique Jean-Mobert Nsenga activiste des droits de l’homme et membre de la famille du jeune garçon.

« Même dans les rares cas où on a arrêté des personnes soupçonnées de kidnapping, elles ont été relâchées le lendemain. Parce que certains, dans les services de sécurité sont eux-mêmes impliqués, font partie de ce système », dénonce le militant.

Toujours selon la société civile, au moins dix personnes ont été exécutées au mois de mai par leurs ravisseurs. Les autres ont été libérés en toute discrétion moyennant des rançons allant de cinquante à plusieurs milliers de dollars.