RDC: la Monusco plaide pour un processus électoral inclusif et apaisé

La mission de l’ONU en RDC s’efforce d’obtenir de la majorité présidentielle une loi électorale consensuelle, alors que la tension monte à l’approche des scrutins prévus dans 18 mois, en 2023. L’opposition ne prend pas part aux débats en cours à l’Assemblée nationale, et une frange importante de la société civile s’est aussi prononcée défavorablement sur les réformes en cours, exigeant un consensus préalable.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

La cheffe de la Monusco, Bintou Keita, s’est adressée aux têtes d’affiche de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi. En l’occurrence, le président de l'Assemblée nationale et du Sénat, mais aussi Jean-Pierre Bemba du MLC et Augustin Kabuya, le secrétaire général du parti présidentiel.

Pour elle, la révision loi électorale devrait être une opportunité pour renforcer les mécanismes de transparence pour garantir que les futures élections répondront aux attentes de la population congolaise. Or, elle a regretté que la majorité présidentielle ait rejeté la proposition exigeant de la Céni la publication des résultats de chaque bureau de vote après les scrutins.

Toujours d’après la patronne de la Monusco, la majorité s’est également opposée aux dispositions favorisant la présence équitable des femmes sur les listes électorales.

Elle a également souligné la contestation de l’opposition et de la société civile face aux changements en cours de discussion. Ce qui, d’après Bintou Keita, donne l’impression que l’Union sacrée du président Tshisekedi « entend contrôler l’institution chargée de valider les résultats des élections présidentielles et législatives ».


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