RDC: la mission de l'ONU «regrette» la décision d'expulser son porte-parole

Outre le Rwanda, la République démocratique du Congo (RDC) accuse également la Monusco d'inefficacité dans l'Est congolais, et notamment dans sa lutte contre le M23. Des tensions qui ont culminé avec l'annonce de la décision d'expulser le porte-parole de la mission onusienne. Les Nations unies ont exprimé ce jeudi 4 août leur « regret » face à cette décision.

L’ONU « prend acte et regrette profondément la décision du gouvernement de demander à un membre de son personnel de quitter le pays ». Réaction formulée ce jeudi par communiqué. Dans ce document, la Monusco déclare toutefois qu’elle « s’engage à continuer de travailler aux côtés de la population et des autorités congolaises pour mettre en œuvre le mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité ».

Quand Mathias Gillmann partira-t-il alors ? Les Nations unies n’ont pour l’heure pas donné de précisions sur le timing. Ce mercredi, le ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula avait appelé à son départ « dans les plus brefs délais », invitant même la mission à accorder « le bénéfice de l’urgence » à cette demande. Car à ses yeux, « la présence de Mathias Gillmann n’est pas de nature à favoriser un climat de confiance et de sérénité entre les institutions de la RDC et la Monusco, de faire aboutir le plan de transition aux fins de son retrait définitif de la RDC ».


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