RDC: une majorité de députés signe une motion de censure contre le Premier ministre

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301 députés sur les 500 que compte l’Assemblée nationale ont signé une motion pour obtenir la destitution du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Cette motion de censure a été déposée ce vendredi 22 janvier au bureau de la Chambre basse du Parlement. Cette offensive des pro-Félix Tshisekedi énerve les fidèles de Joseph Kabila qui ont claqué la porte et menacent de ne pas remettre les pieds à l’Assemblée si le bureau provisoire continue d’abuser de ses prérogatives.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Cette motion initiée par Chérubin Okende, un député du parti de Moise Katumbi, fait partie de principaux leviers du camp Félix Tshisekedi pour accélérer le processus de changement de leadership tant à l’Assemblée nationale qu’au gouvernement.

Le seuil de recevabilité de 1/4 soit 125 signatures étant largement dépassé, ces députés disent mettre la pression sur l’actuel directoire de l’Assemblée nationale pour que la motion soit le plus tôt possible examinée par les parlementaires.

De leur côté, les membres du Front commun pour le Congo, la plateforme de Joseph Kabila, s’insurgent contre une violation de tous les textes en vigueur en RDC. Ils s’appuient sur deux récents arrêts de la Cour constitutionnelle qui limitent, selon leur interprétation, le pouvoir de ce bureau provisoire et le pressent d’organiser l’élection du bureau définitif (ce qui est sa principale attribution).

Du côté des proches du Premier ministre issu du FCC, on assure que le chef du gouvernement n’est pas prêt à déposer sa démission

De son côté, le bureau provisoire (qui avait également inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire le contrôle parlementaire) ne s’est pas encore prononcé sur cette question de motion de censure, mais l’un de ses membres dit ne pas trouver d’inconvénient à la traiter. Cela, quand bien même, il trouve le calendrier de la session extraordinaire déjà chargé.

Le bureau provisoire de l'Assemblée nationale doit organiser l’élection du bureau définitif avant le 3 février, date officielle de la clôture de la session parlementaire extraordinaire.